LoïcLautard

 
 



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I
ls s'appellent Hayato, Tomohisa, Akira, Mineto,Teppei…les prénoms japonais traduisent toujours une pensée poétique positive, et pourtant l univers auquel certains de ces hommes appartiennent est hermétique à toute évasion spirituelle.
Salarymen, est un terme anglais, crée par les japonais pour désigner le salarié nippon voué corps et âme à son entreprise. Les salarymen n'ont pas une position très importante dans la hiérarchie de la société. Ils sont de simples employés ultra-assidus, comptables, informaticiens, ingénieurs...ils travaillent environ de 10 à 11 heures par jour, 6 jours sur 7 pour arrondir les fins de mois, et ne possèdent officiellement qu'une petite quinzaine de jours de vacances par an. Ils portent souvent un costume et une chemise blanche, cela leur permet de ne pas se démarquer. Leurs lieux de travail sont les grands quartiers d 'affaires de Tokyo : Roppongi, Tokyo, Shimbashi, Yarakucho, Shinagawa, Ueno et Shinjuku.
Un rythme dense, sous une pression hiérarchique et sociale importante.

Ils voient très peu leur famille, car leurs soirées sont aussi très souvent occupées. Elles deviennent l'exutoire indispensable au rythme quotidien qu'on leur impose. Ils sortent entre collègues, après leurs journées, et se retrouvent pour boire et dîner, puis, boire encore, boire encore et encore. Ils finiront par oublier la pression et rire de leur propre situation professionnelle, qui devient au fil des années l'anti-modèle de la jeunesse japonaise.

Oublier de prendre le dernier train pour rejoindre la famille, les enfants.
Oublier tout, oublier qu'ils sont les employés modèles de ce mécanisme de masse, oublier, pour s'écrouler sur le bitûme, où il leur est enfin donné le droit d' exprimer leur fatigue sous l'œil et le rictus moqueur des autres tokyoïtes.

« Je travaille 10 heures par jour, comme informaticien dans une grande société. Il y a beaucoup de pression sociale. La vie est dure ici. Regarde, ici c'est Shinjuku, l'un des grands quartiers d 'affaires de Tokyo, je travaille ici (...) Il est 4:00 du matin (...) je travaille demain à 10:00, ma femme est à la maison et j'habite à une heure de Tokyo. J'attends le premier train. Je dors trois heures par nuit. Ahha j'ai mal à la tête, je suis «cassé». Je suis allé boire des verres avec mes collègues, j'ai raté le dernier train. Je m appelle Hayato, je suis un salarymen.»



T
heir names are Hayato, Tomohisa, Akira, Mineto, Teppei…Japonese first names always have a positive poetic meaning and yet the universe to which certain of those men belong to is hermetic to any spiritual evasion.

Salarymen do not have a very important position in the society's hierarchy.
They're extremely constant simple employees, accountants, computer specialists, engineers, they work approximately from 10 to 11 hours daily, 6 days out of 7 to make a little extra on the side, and officially only have 2 ridiculous weeks of vacation per year.

They often wear a suit and a white shirt, this allows them not to stand out. Their workplaces are the big business neighborhoods of Tokyo: Roppongi, Tokyo, Shimbashi, Yarakucho, Shinagawa, Ueno and Shinjuku. An intense rhythm, under a hierarchical and important social pressure. They rarely see their family as they also have very busy evenings which become the essential outlet to the daily rhythm they're being imposed. After work, they go out together to drink and have dinner and to drink over and over.

They'll end up forgetting about pressure and laugh at their own professional situation which becomes over years the anti-model of the Japanese youth. Forgetting to catch the last train to join their family and children. Forgetting all, forgetting that they are the model employees of this mechanism of mass, forgetting to then collapse on the bitumen where, they have at last the right to express their tiredness under the mocking smiles and eyes of the other Tokyoïtes.
 
 
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